26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 21:21

nouvel article pour le plaisir de cette chanson

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 07:06

.

 

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la route n'a  eu aucune importance

seul reste le pas

la négation irrévocable de ce qui fut

et que coule le son des poupées de mes enfances

cette trace blanche sur la route

 

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 08:00

petite histoire de femme qui me vient ce matin. femme mère. elle portait un enfant. mal sans doute car il est tombé un petit matin dans l'écuelle d'un docteur dans l'hôpital des frais fantômes.  son homme ne l'avait pas accompagnée pour cet enterrement de petite classe et c'est seule qu'elle prit le chemin du retour. on aurait dit qu'elle avait juste perdu un peu de son, poupée fantoche, marionnette de ce quotidien indifférent à tout et aussi à l'amour.

c'était une fille,  avait dit le blouseux. une fille... tiens un peu comme elle, avait-elle songé. comme si elle avait perdu sa propre image et que cela n'avait eu aucune importance réelle. on emballa tout dans un petit torchon de papier et d'étoupe et l'on jeta un gros morceau de son âme dans le container des pertes de vie.

très loin plus tard . l'enfant remonta de ses limbes- pourquoi les limbes faut-il les imaginer dans un sous ciel?-  avec un désir étrange de lui donner forme et de sauver cette âme de l'oubli, la femme proposa à un artiste qu'elle aimait d'en faire un portrait imaginaire. le peintre choisi pour son intuition et la beauté aussi de son travail accepta le défi et des paiements anticipés. cela dura une année. chaque mois la femme versait son quota et vint donc le jour où le tableau devait être achevé et qu'elle allait pouvoir le  découvrir.

le peintre ne répondait à aucune  de ses demandes pour entrer en possession de l'oeuvre. elle se dit que bon il allait devoir lui rendre cet argent et qu'elle chercherait un autre artiste.  cela fit bouger aussitôt le diable et il invita la femme à son atelier.

cet endroit empli de la magie des ateliers tels qu'on peut les rêver  contenait de nombreux tableaux. le peintre avait dressé sur un chevalet un portrait très grand  magnifique. une femme de 20 ans au visage clair pur et beau... l'émotion gagnait le coeur de la maman de pacotille. voilà donc sa fille telle qu'elle avait bien voulu revenir pour la consoler de cette vie foutue sans importance...le peintre était fier. elle voyait sur son visage le plaisir qu'il avait à décrire son travail .et puis il lâcha quelques nouveaux mots et la mère comprit qu'il lui montrait ce qu'une femme devait être pour le toucher. ..

et ensuite, sentant qu'il avait bien préparé  sa mise en scène, soudain il l'entraîna vers le fond du local.

un petit format de 40 sur 50cm était posé sur un chevalet avec un linge dessus. belle mise en place

- ta fille est là dessous. découvre.

elle tira le linge-linceul d'un coup. dans un cadre horrible doré baroque, une femme, qui n'avait rien d'une femme ayant pu exister, faite  dans des couleurs criardes et laides et très loin du style habituel de l'artiste. le coeur se mit aussitôt en fausse couche.

le tableau n'était pas sec, jeté sans doute dans la vie comme sa fille avait été jeté dans la mort.

il y avait une sorte de cruauté malfaisante dans l'oeil du peintre.

elle prit son tableau sous le bras et remontant dans le froid et la nuit vers chez elle, elle refit ce soir-là le trajet fait 20 ans plutôt , évidée de la vie et porteuse de mort.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 06:42

crème blues sur mon visage

crispation des masques de terre

dessous qu'y trouverais-je?  mon visage d'avant? mon coeur d'avant?

ou quand même les saisons des ravins et des graves imprimés...?

crème à la boue, à la peur, aux algues vertes des fleuves qui meurent

j'étale à la truelle, maçonnage complet, figure de sarcophage et dedans ce fiel

invisible bien touillé, amalgame de sang et de bile.

la bête souffle par petits spasmes  juste pour l'apparence, superbe perfection.

et dessous qu'y trouverais-je? que puis-je encore y cacher?

mon âme fidèle torchon du temps?

dessous,n'est-ce pas plutôt la définitive image de mes grimaces, figée dans le silence

ça y est, je n'évoluerai plus et le reste semeur de fin, non plus.

 

l'histoire n'est qu'un tas de bandelettes sur mon visage

enterrement à vif,

jeté, le sable dessus

au bon soin des fourmis des cafards  des charognards

poudre de défaites d'effritement continu

concassée piétinée

à tartiner les matins sur ma face pour reconstruire le visage du jour

 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 20:34

oh! oui! ce fut quelqu'un pour moi. une  personne sacrée, un de ces êtres précieux infiniment pour des raisons autant inexplicables que  démontrables... le plus indicible étant bien sûr le plus important.

c'était un lien, un fil, une main,  celle que je n' avais pas dans ma proximité et ma réalité.

je me confiais,  je débrieffais, je me relevais, je me consolais, je créais aussi grâce à ses impulsions.

pataugeant dans mes jours difficiles,- puisque c'est mon lot actuel que ce passage contraint par diffèrents deuils dont je peinais -et peut-être encore- à évacuer le stress et l'angoisse-, je le retrouvais  à l'écoute et souvent je revivais grâce à quelques uns de ses mots.

j'aurais voulu moi aussi avoir quelque chose à lui apporter qui fut autre que ma peine, ma folie ordinaire. j'aurais voulu avoir parfois un meilleur rôle que celui d'être la blessure et me sentir vraiment meilleure que ça. j'aurais voulu n'avoir pas que cet apport humainement moche et douloureux à mettre dans la balance et avoir pour lui de vrais cadeaux généreux et plus amicaux aussi. il aurait fallu être une plus riche personne ou plus ...enfin meilleure tout simplement.

 

aujourd'hui, ayant manqué à l'amitié et puisque celle-ci s'achève dans l'effacement, je ne peux que lui exprimer ma gratitude,ma reconnaissance aussi pour son aide, sa patience et ses conseils. je ne l'oublie pas. jamais, bien sûr que non...

 

 

reste dans la gorge l'ami qui me brise..
de travers, dans un pesant de larmes qui ne sortiront jamais et qui font à la vie des sacs morts, pendus à ma corde. que je vais traîner longtemps sans m'y habituer. me sentir encombrée d'un mal entre les poumons et le cou, ce tas d'eaux qui sature le souffle, me fait respirer petit dans un boisseau d'aiguilles. reste dans la gorge, jabot de feux d'angines surnaturelles. je ne traîne pas que la corde mais tout le gibet.  avec ses mots, ses paroles sèches dont je ne comprends pas, ne voit pas le sens, la portée, l'état de vérité.  survenus un jour balayant tout, typhon  de mort.
le temps passe. je n'y vois toujours rien. me reste comme ça sous la langue, dans l'épais nœud de la langue,  ces racines de pharynx, le plomb de la détresse.  le pourquoi, le comment, le que s'est-il passé...
dois-je me résoudre à entrevoir loin  beaucoup plus loin que moi, saisir  que jamais il ne fut, jamais il n'a été  et que j'ai toujours eu tout faux, que j'ai tout perverti au prisme de la fraternité... . mais même ainsi, me disant m'être trompée, avoir fabulé ou tout inventé, même ainsi et peut-être tellement plus fort encore, je me sais avoir la gangrène  dans les cordes vocales.r

 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 20:27

c'est une collision

une fracassée de tôles avec blessure

sans indemnité possible

des chenilles cousues pour mieux bourreler l'âme

construction de "raponces " sur le vif 

on flanche à son point faible

à la fissure déliée

c'est par là qu'on casse

frites ou pans entiers coupés net

à l'arçon acrobate 

l'oiseau aux gros sabots sur lequel on se dit amazone

et qui ne touche pas ciel

c'est l'impact décisif

dent pour dent et oeil cyclope

la traversée barrée par le hasard

bateau contre la mer

le quart contre la lune

et toutes ces saignées de sel et ces  garrots d'écume

la vie n'est en vie que pour l'île

j'aimerais un accrochage monumental

l'émotion fulgurante de la beauté

 quand le corps se dissout et touche  alors à l'univers

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 12:20

 

 

 

musicien marin

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 05:37

 

 

froid sur nous. l'hiver semble vouloir donner la main au prochain. on ne voit qu'au travers des rideaux de pluie. un peu plus haut de neige.

il faut forcer son destin à l'espérance. la belle mesure! déséquilibre total. nos âmes noires pèsent lourd et on va avec une sensation éprouvante de carcan céleste. les prophéties se multiplient. chacun y va de la sienne et des sciences occultes. on va expliquer le phénomène et prédire la suite sous forme de camisole de force.

 

 

je songe à cette conception bouddhique du monde où le Tout prévaut sur l'individu. c'est le tout qui est, chacun n'en étant qu'une parcelle au même titre que toute autre vie. il parait que cela allège l'existence des sentiments de culpabilité par exemple. quelque chose en moi se rebiffe car il me semble que cela peut si vite devenir un grand paravent pour se voiler au monde et échapper à toute responsabilité en se dédouanant de ses actes. le passé n'existe pas, nos actions et nos actes se délitent aussitôt. ( cela me plairait de lire l'avis de I. Pariente-Butterlin sur le sujet).

 

je souffre certes. cela ne se voit pas, cela se lit. je comprends surtout que l'oeil intérieur observe  et que c'est le même qui met à jour les nuances humaines, chez le philosophe ou le romancier. je suis apte à dévoiler les facettes secrètes du bijou douloureux. le dire peut lui changer sa vraie dimension, peut lui ôter sa réelle apparence pour cause d'angle de vue macro, et peut aussi fausser complétement la manière précise dont mon doigt ou mon cou le porte quand je sors.

je ne suis pas ma douleur. je suis la porteuse de cette douleur. bien absurde qui voudrait me réduire à cet anneau. ce serait donner plus d'importance au chanvre qu'au pendu. comme il est faux de songer que Cioran EST sa noirceur. il fut l'observateur méticuleux, l'entomologiste de son absurdité désespérante. je le crois interprète du ballet douloureux, au même titre qu'un peintre travaille son thème en multiples tableaux. hors textes et sentences , l'écrivain a vécu et su rire aussi.

 

de même je parle de la chair, de l'amourbaise  comme pour en construire de nouvelles facettes et non parce que je viens de m'envoyer en l'air.

 

le seul avantage météo de ces jours: le ciel au lever du jour est bleu violacé, profond , mystique.

 

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 12:06

Ouvrage de dame, l’amour

Mes jambes en l’air à refiler l’étoupe les cosses dures de l’arbre de silence

Et le chas solitaire où s’envasent les migrants

 

Ouvrage de dame, l’amour

Altération de modiste vers des bibis de soleil

Ma chevelure aux mains de vanniers

Osiers mouillés et débourrés sauvages

Puis la nasse tranquille des tanches de plein ciel

 

Ouvrage de dame, l’amour

Fumistes métaphores de mes baises aériennes

Je tends des quadrillages où couler

Un bateau, un oiseau, un héros

J’active les outils séducteurs

Convertisseur intact des idées en appâts

Les mots, m’as-tu dit, sont des chasseurs

Sur la terre comme à l’aile

Et j’ouvre ma trousse de braconne.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 07:27

 

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