prose à écailles

Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 05:57

 

j'écris contre le temps (ou alors est-ce pour?) le temps qui passe , tous les jours sur mon vélo qui fait du surplace. vous imaginez l'ensemble incohérent: le temps qui avance ou recule sur une roue fixe. des kilomètres de temps dans les cuisses et pas un pet d'horizon en plus. je vais dans le mur, dirait l'autre. hors le noir.- mon mur est noir -faut quand même que vous le sachiez.

 

j'ai pareillement mes visites d'anges. hier quasiment une trentaine, une colonie ailée qui passe. anges silencieux, il n'est pas toujours 10 h 10 ! vous pouvez  exprimer votre auxdieusetée.  textures des literies le frais satin du poème. je toque au talc doux,  à la neige qu'il y a entre nous. et ce bruit mou des taffes blanches. texture des écrits, ensemble bibliofille où l'état j'erre n'est que d'une seule reliure entre toi et moi. tous ces maux en équivalence dans les housses du séjour titre. sitôt une aube de retard si tard un opuscule d'avances.

j'écris, je crie contre le temps

Par annaj - Publié dans : prose à écailles
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 14:04

 

Texte sans parole,  épiderme qui suinte, parchemin qui suppure. La peau exhale ses mutismes, ses dires profonds, une sorte de relent, un parfum,  un reste d’air revenu des cuissons. Cela fait des bulles, autant de libres vaisseaux qui remontent vers la surface et ne m’appartiendront jamais plus. Je ne prononce plus rien, tout cela demeure en moi et puis traverse secret les tissus  par les pores ou les glandes. J’écris avec une coudée de suint une  sudation parmi tous les silences.  Plus envie de mettre en forme ces corridors de pensées, le chant, le désir, ces offrandes humaines sur des paumes et de belles nageoires. Être en soi, simplement rester, se fixer à ses parois intérieures. Cœur autiste, blessé carbone fossile. À la recherche de  protection.  Dans le scaphandre. Et mes yeux sous le globe,  derrière des grillages, convertie cloîtrée, à l’abri des eaux, du courant et des planctons…c’est ce que vivent les gens de mon espèce. Conscients de l’eau, de la mer et des  algues, conscient du ciel juste là- haut en- dessus. Mais sans parole ni d’oiseau ni d’écaille   

 

 

Par annaj - Publié dans : prose à écailles
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 06:28

 

 

 

 

 

 

 

 maracas  et  peignes pour ponctuer la lumière. lune rousse. l'univers se tient à l'horizon et mon ciel passe l'arme sous la terre. glissades sous des mantilles. les paupières sèment de nouvelles pupilles. jour couvé.  champ maïs intérieur. labourés sillons et vers. je vais au miroir  où dansent le temps et la transparence.

s'appeler Mahler et être revenu avec des chaussures d'or vers le nouveau monde et quelques violons sans barreau. une liberté à ras des sols dans laquelle ne naviguerait aucun humain. laisser aux territoires leurs vierges nonnes, leurs vertus sauvages. à quoi bon jouer les herboristes quand tout est mieux sans joueur. est-ce que je me lève ou vais-je pénétrer une zone à friches.

 

Korzeniovski, et la mer au piano déboule, régulier métronome striant les gestes du matin. le café les cotons les huiles. ne rien dire ni du jour ni du temps qu'il fait . juste s'appliquer sans autre à suivre ses protocoles, comme un parcours fléché sans trésor. aller à son rite  jusqu'aux codes établis. passer ses sésames ses petites séances d'identification. une femme surgit entre des couches mauves.

 

Baker. ah! s'il se nommait Chet mais non c'est Joséphine. je déjeune de bananes avec deux tasses de noir bien serré avec un rien de feu et des amours crème double. mon pays et Paris..  orchestre d'harmoniums, exotic tactic tac..le temps roucoule et ma gorge pigeonne...mode nue -mode sapée milord

 

Gardot. rouler rouler direction la lune ou le rainbow . boule rousse  au-dessus du château. lilith se mire le lac est en acier chromé. le bureau en google chrome. ipod aléatoire, maestro miuzzz!

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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 12:33

 

 

 

 

pas de blague ce matin, hein, faut pas me laisser dehors.! il gèle à faire des bouquets de fentes et des orchestres de molaires. j'ai un feu de retard et les pieds mouillés alors je n'ai qu'une idée une seule: me faire ouvrir! je suis déjà le  canif dans la serrure- j'ai un Normand à la détrousse -et l'anti-vol de la déprime. faut pas que ça dure, faut y remédier faut compassionner envers mon petit moineau, ouvrir les bras à deux battants, poser des nichoirs sous l'au vent.  je vais cuicuiter tout doucement sans déranger les chats, sans casser vos omelettes, sans perdre mes plumes..faut pas me laisser à l'hiver, fait trop de nuits de toutes les couleurs et j'ai le duvet bleu de gelure.  je fermerai mes ailes je mangerai pas vos crickets...donnez-moi juste du feu, prego please  bitte siouplet

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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 07:30

 

 

 

 

 

 

ai jeté sur la neige bleue ma présure

caillé par tous les pores

pantin de lunaison et de bise noires

j'ai des ellipses sans redevance

et l'humeur gothique

ces itinéraires sont de plus en plus flous

comme des festivals de grippes enchaînés  sur les amours

 

nous autres femmes variables portons fourrure pour  luministes avertis

 

je gagne la folie quotidienne adossée à des températures sous gnomon

ça ratatine le désir

ermite de coquille

ça poursuit le rêve

mais je ne suis pas de l'espérance

je suis de la foi

si les anges ont bien fait l'amour

j'ai de l'eau du sang

et toujours mon poème

Par annaj - Publié dans : prose à écailles
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 19:50

je fixe la nuit à la laque. vernissage d'entre les noirs. le jardin du silence est profond comme ma chambre. faut que j'aille à mes cuissons d'éternité cet instant prêt à éclater qui monte en bulles au-dessus de ma tête. 100 degrés de décontamination silencieuse. tu t'en fous comme toujours, je suis déjà morte depuis des lunes et cette vapeur de vérole que postillonne mon poème ne tavelle même pas ton si blanc soleil.

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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 06:50

 

 

Pour faire fi de ces concrétudes amidonnées

 

 

 

coups de brosse.  l'étrille sur le canasson du jour. à coco bidet, les jambes arquées tonneau.je suis sur la mule à la traîne des Don Quichotte, avec mon pesant de réalité et mes terre à terre. Les femmes c'est toujours plumeau et poussière à poutser le réel à le faire rutiler, et chaque matin, elles mettent sur cintre leur rêve à sécher, essoré propre sans goutte sur le sol. ça va . j'ai mis mon fleuve sur l'étendage. il a les rapides allongés et la cascade en prolongation "prêt à repasser". je vais pouvoir vaquer à l'ordinaire. j'ai enlevé le serre-tête de télépathies nocturnes- on se fout bien de tout ça, restons concrets vaindiou- et mis le diadème blanc de bobonne. j'embarque dans le quotidien, mon navire  un seau à récurer, mon sceptre un balai. les sorcières se marrent c'est sûr. et la lune , la belle, s'enfuit hors de mon corps  hors de ma vue.

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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 05:41

mikado de saison. il chute des nymphes aux pigments albinos, faste déclivité d'anges en tutu. une cretonne brute enlace la terre. c'est la pathétique disgrâce des herboristes, la saisie blanche. les péninsules de corail s'invaginent, modestes furoncles en intraveineuse comme des déserteurs de rouges carnavals. le froid monte à niveau d'aisselles et les bras font des camisoles sur les cérémonies de l'amour. ce jour,  les plaines sont closes d'humains raides au piquet.

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 08:14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

suivre la veine du voyage. l'intérieur en peau d'aorte , un battement sur les cassis. Petit Véhicule sursaute et déjante. chaloupe à suivre le doigt contre le mur- toujours tenir sa droite sans jamais lâcher la brique. suivre suivre  poursuivre paupières closes, conduite aveugle et sur ses digitales meurtries le corps astral de la nuit et les rugosités du silence

aller forcé, des coups de pied au cul.il y a toujours un matin pour faire de vous un toutou, une chiquenaude-comment lutteriez-vous contre ses poitrines couvertes de médailles. vous auriez pu être un vrai poète mais vous êtes si confinée dans votre moi raisonnable. murmures de murs. l'intérieur inamovible

Par annaj - Publié dans : prose à écailles
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 20:49

 

 

 

 

 

 

 

petit café. jambes très serrées. les gens tout autour. ça parle de tout de rien de rien du tout.

mais le bruit. le bruit sans fin du vide. quelqu'un écoute -t-il? café et ce froid entre peau et laine, ce truc qui court entre des couches et me rétrécit, feutre d'impuissance. je ne me réchauffe pas. je me retrousse. l'esprit rentre sous les doublures. je retourne au ventre essentiel.

et soudain, qui tombe avec le lait dans le noir,  cette sensation palpable du mal de vivre. un flou partout dedans dehors mais là, à ce moment précis, le clair tranchant savoir  de n'être  non seulement pas à ma place mais de ne l' avoir jamais été.... ai-je vraiment fui mon état de faussaire, la duperie évidente, si convaincue d'aller vers le vrai? l'ai-je un jour fait? et réussi...?

je me retrouve là, en cet instant de tea-room, avec cette identique sensation  bancale, l'inconfort de tenir le pied en l'air, l'entre ballant des  apatrides.  je mets le doigt sur ce sentiment coupable qui fait que toujours vous poursuivent les devoirs pas faits, les lâchetés, les inconstances notoires, cette difficulté d'attache, la fuite à nouveau , toujours.. je reconnais ma douleur, plus virulente encore comme s'il importait maintenant de me rendre , -oh mais quelle urgence  en effet-, à ma  place, à cet endroit  qui ferait que la vie était donnée pour cela... défaire le puzzle aux pièces débridées rendre mes tickets de transport, céder enfin à la vie.

mais cette conscience n'annihile nullement l'ostracisme qui me régit...  en moi plus épaisse encore maintenant cette évidence, au goût d'arabica, que je ne toucherai jamais mes racines. est-ce pour cela la poésie...

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 18:03

 

 

 

 

 

calme je lisse je lisse je spatule mes ergots mes heures nerveuses panse mes anicroches mes mauvais temps à griffer l'amour dans le dos. je laque je masse  je repasse mes pages écornées, les rebiques  de foutue colère , j'essaie de m'aimer. encore une porte d'ombre franchie, une zone de détresse. je suis de l'autre côté avec des bouts de peau en moins et sûrement  de sens encore ..est-ce le travail des épines que de décharner ma nature?écrire sans cesse m'éfflanque de raisons.

je lèche mes éraflures me roule en boule dans le coin du silence je cherche le chaud d'un lieu complice, hibou genou bisou, je me ferme  dans l'épuisement  tout dedans, l'espace où l' oiseau vole sur le dos et chute infini au gré du vent.

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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 12:25

deux indulgences pour une soupe

deux doigts d'effervescence dans le vin du soir
les brûlés se donnent aux fontaines

les errants à la cage des oiseaux
les écorchés au linceul

et les perdus à la folie du jour

le temps ne m'est pas plus prospère

économe petit rat des bourses aux sentiments
sur le flipper mon écu s'affole
ça tac et ça tilt sec au compteur des heures
ma bille chute

question de temps question de jeu

remets un jeton de présence

remets une piécette

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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 06:25

 

Pieu de temps. la terre se dresse droit debout. Ce passage enlacé à tourner tout autour. j'ai apporté un sac précieux à disperser dans le jardin quelques essences au parfum irréel, la tige des hasards chevillée dans mon bois.

vous n'avez rien vu trop occupés à des ciments obscurs. plus personne ne vous atteint ni vous touche. Pourtant j' étouffe de soif et d'une fin monochrome. j'ai tourné, l'aorte chaînée autour. elle me serre désormais jusqu'au silence. mais ce pieu de temps droit dressé fier sexe de nul ciel.

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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 07:03

dessin47.jpg le poète au faucon

 

promesses des lumières assises, les matins sous abattant. un filtre comme une voilette posée sur mon élan. cage éprise, demeure en recul, à désespérer de tout geste, de tout pas, de l'avance.

à chaque main tendue des chutes de phalanges. tu me refuses. tu me reflues, moi l'étrangère, la veine d'autres silices aux vibrations secouées. je ne te touche pas et s'étale infinie la frontière de craie qui te protège de mes vampires. j'étourdis de jour en jour mes révolutions. je tente vainement d'accélérer le rythme de la vie.

pour échapper peut-être comme un diabolo d'une ficelle et m'enfuir vers la mort.

j'appelle ma disparition le regard fiché dans la vie, un crochet de pêcheur sous ma langue et l'asphyxie à bout de manivelle, à frictionner ma nuit contre un reste de ciel

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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 20:53

trouble circulatoire. stases entre la langue et le pas. carambolage bouchon.  rien ne passe et ce mal qui bouffe mes veines et le pouls. strangulé garrot, je tente la sortie. compressée engainée, mon corps opprimé, sang fou caillé. coeur rétréci jour à jour tandis que croûte le magma. je deviens l'inclusion battant rubis d'une pierre dure, vésicule après la brûlure. la vie perd son chemin. peau  feutrée. je devrais me taire.

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