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Le blog d'anna jouy
journal poétique jeté sur l'aube
Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /2010 12:50
vide silencieux
carré de toile blanche ou début de voilage
vide comme ma main puisqu'elle a tout lâché
bagues phalanges et osselets
vide pensée vide espace
quatre murs, même pas un méchant
la vie ce bruit des autres
gestes et voix
vouloir une lettre d'amour
avec du papier une ficelle
quelque chose à défaire contre moi
mais une envie un souffle
échoués sous la porte
je balaie ce petit tas
basta maintenant
je suis déjà hier
Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /2010 12:02
y a-t-il quelqu'un qui pleure dans les ailes des colombes
ce chagrin de chéneaux roucoulant sous le toit
toutes gorges tendues pour des becquées de ciel
palpitations gris bleu sur décolleté de femme
ces oiseaux comme des seins qui feraient les cent pas
et moi dans mon corsage qui ne m'envole pas
Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /2010 06:36
le chasseur d'ombres épèle la forêt
j'entends ses doigts froisser les ramures de papier
et si peu de lumière
son baiser frôle mes racines
des papillons volent sous les pinceaux de nuit
sa balade à pieds nus
sur des chemins cousus
ourlet de corne
contre ourlet de feuilles
fait saillir la sève
c'est bien moi qui tremble
fusée de vie dans toutes les fissures
Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /2010 18:40
Dans le paysage
les fentes d’un très ancien rire
Quelque géant assoiffé d’allégresse a dû en briser les verts
failles de calcaire où je perds et passe
promenade au flair de cette vieille joie
sous le bras
transportant vos larmes, mon bagage à main
Je n’y vais pas si souvent
les jonquilles ne rient pas de la même façon
Par annaj
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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /2010 06:17
ici même le ciel est étroit
les arbres, des anacoluthes dans l'éternité
fibrillations de feuilles sur un largo trop ample
manque d'ouvrir des touffeurs de lichens
à perte de narines
de compter en jours la marche du regard
l'arbre que tu es
ferait pour le vent le jalon de son jeu
loin très loin
presqu'à n'en plus revenir
puis soudain comme un silence de ciel
il repasserait baiser mon cou et mes cheveux
alors yeux clos pour le recevoir
je mangerais tes senteurs de forêt
Par annaj
tirer la couverture c'est faire de soi un cas nappé/ 11 déc.
pourquoi la crème des hommes, compte-t-elle si souvent pour beurre/ 3 déc
aucune peau ne se retourne pour des jours moins élimés/ 2 déc-
AnnaJouy
poésie
Ciseaux à puits / Polder137
Au crible de la folie / Editions Atlantique
Ces missiles d'allégresse / Editions Atlantique
La mort est plus futée qu'une souris / en duo avec Alain Simon/ Ed. le pas de la Colombe
textes de chansons
Polars
La morte du lac de Pérolles
les Fribourgeois meurent-ils...
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Téléphones et sonnettes
en attente d'édition:
plusieurs recueils de poèmes
nouvelles
Qui fait quoi au portique de la solitude
enfin te voilà que l'on se quitte
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