Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 13:21

Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /2010 12:50

 

vide silencieux

carré de toile blanche ou début de voilage

vide comme ma main puisqu'elle a tout lâché

bagues phalanges et osselets

vide pensée vide espace

quatre murs, même pas un méchant

la vie ce bruit des autres

gestes et  voix

vouloir une lettre d'amour

avec du papier une ficelle

quelque chose à défaire contre moi

mais une envie un souffle

échoués sous  la porte

je balaie  ce petit tas

basta maintenant

je suis déjà hier

 

 

 

 


Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /2010 12:02

pigeonnier

 

y a-t-il quelqu'un qui pleure dans les ailes des colombes

ce chagrin de chéneaux roucoulant sous le toit

toutes gorges tendues pour des becquées de ciel

palpitations gris bleu sur décolleté de femme

 

ces oiseaux comme des seins qui feraient les cent pas 

et moi dans mon corsage qui ne m'envole pas

Par annaj

Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /2010 06:36

mots

le chasseur d'ombres épèle la forêt

j'entends ses doigts froisser les ramures de papier

et si peu de lumière

son baiser frôle mes racines

 des papillons volent sous les pinceaux de nuit

 

sa balade à pieds nus

sur des chemins cousus

ourlet de corne

contre ourlet de feuilles

fait saillir la sève

c'est bien moi qui tremble

fusée de vie dans toutes les fissures

Par annaj

Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /2010 18:40

parcours

 

 

Dans le paysage

les fentes d’un très ancien rire

Quelque géant assoiffé d’allégresse  a dû  en briser les verts

failles  de calcaire où je perds et passe 

promenade au flair de cette vieille joie 

sous le bras

transportant vos larmes, mon bagage à main

 

Je n’y vais pas si souvent

les jonquilles ne rient pas de la même façon

Par annaj
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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /2010 06:17

espace

ici même le ciel est étroit

les arbres, des anacoluthes dans l'éternité

fibrillations de feuilles sur un largo trop ample

 

manque d'ouvrir des touffeurs de lichens

à perte de narines

de compter en jours la marche du regard

 

l'arbre que tu es

ferait  pour le vent le jalon de son jeu

loin très loin 

presqu'à n'en plus revenir

puis soudain comme un silence de ciel

il repasserait baiser mon cou et mes cheveux

 

alors yeux  clos pour le recevoir

je mangerais tes senteurs de forêt

 

Par annaj

Par annaj
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